La famille à travers l’histoire

Documentation pour un cours sur les rencontres familiales

Décrire en quelques pages l’évolution de la famille à travers l’histoire représente un grand risque: traiter d’un vaste et complexe sujet en le réduisant au point de le déformer. Pourtant on peut s’appuyer sur la contrainte espace-temps pour esquisser, à partir de l’histoire, les diverses physionomies de la famille actuelle.

Les peuples primitifs: prédominance du matriarcat ?

Chez les peuples primitifs, au sens de « premiers dans l’histoire humaine », les besoins de survie et de protection engendrèrent une division du travail: les hommes, regroupés en bandes, allaient chasser les gros animaux dans des expéditions où ils couvraient des dizaines de kilomètres durant plusieurs jours. Les femmes demeuraient près des feux qu’elles entretenaient, prenaient soin des enfants et pratiquaient la cueillette, assurant ainsi la nourriture de base car les résultats de la chasse étaient incertains. Comme celui des hommes, le des femmes était donc central pour la survie du groupe humain, habituellement composé de 15 à 50 individus de tous âges, dont plusieurs enfants. Il faut également souligner qu’à cette époque, l’espérance de vie était d’une trentaine d’années.1

Très tôt dans l’évolution humaine, on voit apparaître la famille , qui revêt diverses formes et s’intègre dans des bandes comptant un petit nombre d’individus de tous âges vivant en promiscuité. Les sociétés primitives étaient-elles matriarcales? Impossible de l’affirmer de façon catégorique mais tout porte à croire qu’hommes et femmes adultes partageaient un statut égalitaire, appuyé sur une forte complémentarité des rôles. Et les représentations de la femme sous forme de statuettes et de dessins sur les parois de cavernes, reliés aux thèmes de la fertilité et de la chasse, laissent croire que des figues telles que la Mère, le Chasseur et les grands animaux qu’il poursuivait, cerf, ours, bison, mammouth, occupaient une place prépondérante dans le monde sacré de l’homme primitif.

Que dire du rôle des grands-parents dans la famille des peuples primitifs? D’abord que les personnes âgées de 40 ans ou plus étaient rares car la mortalité faisait des ravages. Ceux qui survivaient au manque de vitamines, de médication, aux dangers entraînés par les bêtes fauves et les bandes ennemies, aux infections et accidents, étaient considérés à juste titre comme doués de facultés exceptionnelles. Leur statut était élevé et l’on peut imaginer qu’ils occupaient une place importante dans leur petite communauté comme guides, guérisseurs, conteurs, éducateurs ou médiateurs avec les esprits qui peuplaient « l’autre monde ».

  Avènement de l’agriculture                                                                   Guerres pour le contrôle de l’eau et l’accès à des réserves de                 nourriture

Avec la pratique de l’agriculture, naît la possibilité de vivre plus nombreux sur un même territoire. Des clans nomades amis se regroupent dans des villages et villes. L’agriculture, tributaire du sol et de l’eau, permet aussi d’accumuler des réserves pour les temps de disette. L’accès à des terres fertiles bien arrosées, ce qui inclut le contrôle des réserves d’eau, devient également primordial. Ces trois biens rares, terres fertiles, accès à l’eau et réserves de nourriture, engendreront des guerres qui, à leur tour, entraîneront la prise de possession par le vainqueur des biens des vaincus et des vaincus eux-mêmes, réductibles à l’esclavage. C’est le triomphe du Guerrier, devenu indispensable tant pour la défense des villages et villes que pour l’offensive. Celui-ci, grâce au contrôle du sol et de l’eau, créera de grands empires. La femme continue d’être honorée en tant qu’amante et mère, mais son statut cède la place à celui qui dispose de la force des armes.

Naissance du patriarcat

Au Ve millénaire avant notre ère, sous l’influence des Aryas qui envahissent le nord de l’Inde, les divinités féminines perdent leur prédominance au profit des masculines. Les Aryas installent en Inde leur système social, caractérisé par la domination de l’homme sur la femme et la séparation des populations en castes soumises les unes aux autres. De l’Inde ce système se répandra à travers la planète, avec de larges variantes: par statut, dans la famille et l’ensemble de la vie sociale, l’homme domine. Il en vient à exercer droit de vie et de mort sur sa ou ses femmes, ses enfants, ses serviteurs et ses esclaves. Le patriarcat demeure dominant durant plusieurs millénaires; il l’est encore de nos jours mais un nouveau régime semble en voie de lui succéder.

Déclin du patriarcat

Le début de l’ère industrielle en Europe et en Amérique du nord, à partir des années 1850, marque le déclin du patriarcat. L’industrialisation, en créant des villes nouvelles et de nouveaux quartiers en périphérie des villes anciennes, donne lieu à une révolution sexuelle où les jeunes gens des classes paysannes et ouvrières forment des couples sur la base du choix mutuel plutôt que par décision paternelle. C’est le triomphe du “Home, sweet home”, qui prévaut encore largement aujourd’hui dans notre inconscient collectif, avec son idéal de mariage par amour, pour la vie, avec “père au travail, mère au foyer”.

Toutefois la révolution industrielle permet simultanément deux phénomènes:

  • des guerres de très grande envergure, qui placent les hommes sur les champs de bataille et les femmes dans les usines et bureaux;
  • une technologie à haute complexité qui requiert une main-d’oeuvre de plus en plus instruite, où la force physique occupe relativement peu de place.
    Et en temps de paix, le développement économique s’appuie plus que jamais sur la formation d’une main-d’oeuvre masculine et féminine hautement qualifiée.

Ce phénomène, au cours du siècle qui vient de se terminer, n’a pas été seulement occidental, il s’est produit sur tous les continents. L’accès croissant des femmes à l’instruction et leur entrée sur le marché du travail technologique leur a permis de démontrer leurs aptitudes dans les divers domaines du savoir et du savoir-faire. Sur cette base elles ont demandé et continuent de demander l’égalité de statut, avec accès aux responsabilités dans tous les secteurs de la vie collective. En gros, malgré des résistances importantes et certains reculs localisés, un nombre croissant d’hommes définissent ces demandes comme légitimes et socialement productives: l’égalité des sexes n’est pas encore un fait établi dans l’ensemble de la société contemporaine, loin de là, mais elle est en difficile progression d’une génération à l’autre, même dans des cultures où l’on croit la dominance du patriarcat établie à jamais.

Les modalités de la famille actuelle

À notre époque et poursuivant en cela une tendance établie dès les débuts de l’humanité, la famille adopte plusieurs formes, tributaires à la fois du passé lointain et des influences contemporaines immédiates. En simplifiant, on peut schématiser les structures familiales par l’illustration qui suit. (Voir annexe)

La famille à trois générations est typique de la société rurale, que l’on trouvait fréquemment en Europe et en Amérique du Nord aux XVIIIe et XIXe siècles, jusqu’à la fin des années 1930. Les grands-parents y jouent un rôle de premier plan tant qu’ils ne se sont pas mis à la retraite en se « donnant » à l’un ou l’autre de leurs enfants, souvent le fils aîné, qui hérite de la terre ou de l’atelier paternel contre la promesse d’entretenir ses vieux parents. Dans ce type de famille, le maître et la maîtresse de maison, durant leur vie économiquement active, ont autorité sur leurs enfants et les conjoints ou conjointes de leurs enfants vivant sous leur toit. En Europe, c’était pratique courante d’arranger les mariages, le père exerçant l’autorité finale, alors qu’en Amérique du Nord la disponibilité de terres à défricher ou d’entreprises à mettre sur pied a donné plus de liberté aux jeunes en âge de se marier: ils pouvaient se choisir sur la base de l’attraction mutuelle.

Dans la famille à trois générations, très fréquemment rencontrée au Canada français jusqu’à la Deuxième Grande Guerre, les grands-parents exercent donc des fonctions importantes, sinon primordiales, aux plans économique, éducatif et disciplinaire. S’ils sont en pleine possession de leurs facultés physiques et mentales, les enfants, habituellement assez nombreux, recourent à eux pour en obtenir un support affectif, parfois pour échapper à la discipline sévère de leurs parents immédiats. Ils comptent beaucoup dans la vie quotidienne de leurs enfants et petits-enfants.

De même les oncles et tantes constituent des membres très significatifs de la famille à trois générations. Quelques-uns font partie de la maisonnée familiale, tels le frère de la mère, pas encore marié, ou la soeur du père, restée célibataire; les autres vivent dans le voisinage, avec visites fréquentes. Dans cette société, la vie personnelle de tous les membres de la famille se déroule presque entièrement à l’intérieur du cadre familial et paroissial: mariages, naissances et décès, visites, soirées de famille, anniversaires absorbent presque tout le temps de loisir, solidement encadré par l’Église. De rares voyages ou des activités reliées aux marchés régionaux sont les seules occasions de sortir de ce cadre.

La famille est « tricotée serrée », elle comporte plusieurs enfants mais aussi de nombreux adultes, grands-parents, oncles et tantes, de sorte que les enfants en difficulté avec leurs parents immédiats peuvent trouver recours auprès d’autres adultes de leur famille, qu’ils rencontrent fréquemment. Les nombreux cousins sont également des compagnons habituels de jeu, d’école et de travail à la ferme ou à l’atelier. L’implication dans un tel tissu social procure un fort sentiment d’appartenance tout en laissant peu de place à l’originalité individuelle.

La révolution industrielle vient bouleverser ce système social dans tous les pays où elle se produit. Les usines en expansion s’établissent dans des villes nouvelles ou de nouveaux quartiers de villes anciennes, constituant des foyers d’attraction pour la jeune main-d’oeuvre rurale en quête d’emplois. La famille à trois générations cède la place à la nucléaire, père, mère et enfants. Les jeunes adultes quittent la surveillance étroite de la      « grande famille » pour prendre « chambre en ville », loin de papa-maman, grand-papa, grand’maman, oncle et tante. Du coup l’autorité des uns et des autres s’en trouve grandement diminuée. Les jeunes trouvent une liberté nouvelle, limitée par une semaine de travail fort longue sous la férule de contremaîtres omniprésents. Les parents et grands-parents se sentent délaissés. De là à se lamenter sur la destruction de la famille, il n’y a qu’un pas, souvent franchi.

Dans les villes industrielles s’épanouit alors, surtout dans les milieux où un seul salaire peut faire vivre la petite cellule familiale, un idéal de couple encore très prégnant de nos jours: se marier par amour, élever ensemble ses quelques enfants. « Toi, moi, un toit, une chaumière ». Dans cette unité familiale, les relations entre homme et femme sont plus égalitaires mais les rôles clairement départagés selon le sexe: la femme est la reine du foyer, elle en constitue le principal pôle affectif, est partenaire sexuelle de son époux, s’occupe au premier chef de l’éducation des enfants, du ménage et de la cuisine. L’homme est pourvoyeur économique, tâche à laquelle il consacre souvent de très longues heures par semaine, s’occupe des gros travaux domestiques, est partenaire sexuel de son épouse et autorité suprême. Les grands-parents, oncles et tantes ne font plus partie de la maisonnée. Ils perdent leur autorité qui reposait, dans le modèle antérieur, sur leur présence immédiate et, dans le cas des grands-parents, sur leur pouvoir économique. Avec enfants et petits-enfants, neveux et nièces, seuls demeurent des liens affectifs, à condition de les établir et de les entretenir.

Ce régime prévaut maintenant, alors que la révolution sexuelle des années 1960-70, largement due au baby-boom qui a suivi la guerre de 1939-45, est venue ébranler même le modèle du « home, sweet home » qui avait fleuri dans les années antérieures. De sorte que la plus petite unité familiale possible, un parent et un ou deux enfants, constitue une minorité importante des cellules familiales actuelles (environ 18%). Par ailleurs le mariage à vie demeure un idéal très valorisé mais les faits démontrent que

  • les jeunes adultes pratiquent dans une large mesure les essais de vie en couple, sans encourir la censure sociale,
  • les couples « jusqu’à ce que la mort nous sépare » existent toujours en grand nombre,
  • ils côtoient des couples de tous âges, nombreux, fonctionnant plus ou moins explicitement sur la base d’une entente à durée limitée, renouvelable. Dans ce décor la famille recomposée, que l’on trouvait autrefois par suite de veuvage, devient une réalité fréquemment observée. Elle n’est pas seulement due au veuvage mais à la séparation ou au divorce.

Par un curieux retour, les recompositions de famille refont une sorte de famille élargie, comprenant les ex-conjoints et leur nouveau ou nouvelle partenaire, souvent avec les enfants de ces derniers. La complexité émotionnelle, juridique et financière entraînée par les séparations ou divorces qui provoquent la formation de nouveaux couples réintroduit en quelque sorte l’importance des grands-parents, appelés à jouer de multiples rôles: support affectif de leurs enfants et petits-enfants, gardiennage, aide financière, résidence-refuge « en attendant que les choses se placent ».

La diversité des formes actuelles de la famille correspond aussi à la montée de l’égalitarisme dans les relations hommes-femmes. Cela se répercute dans la famille, au niveau du partage des tâches et de la valorisation des liens affectifs père-enfants , qui viennent compléter l’attachement mère-enfant dont l’importance a été si fortement soulignée dans la deuxième moitié du XXe siècle.

Ici, maintenant, dans les conditions qui s’appuient sur un système économique permettant l’accès général aux services de santé et à une retraite financièrement viable, que devient le rôle des grands-parents? Pour un grand nombre, l’âge d’être grand-père ou grand’mère correspond à l’entrée dans cette fameuse civilisation des loisirs promise en vain aux générations plus jeunes. Un revenu qui oblige à la parcimonie mais permet une certaine aisance donne à des millions de personnes l’occasion d’une échappée vers les vacances permanentes.  Pour beaucoup d’autres le tableau est ou peut être différent. En effet la petitesse de la cellule familiale contemporaine et la ségrégation généralisée par tranches d’âge très minces, jointe à la complexité des recompositions familiales, créent un sérieux danger d’aliénation sociale. L’une des façons les plus efficaces de le contrer est de bâtir un pont entre les générations, ce que plusieurs grands-parents font spontanément de trois façons: en s’occupant de leurs parents très âgés, en cultivant leurs liens avec leurs enfants adultes, qui ont souvent besoin de support pour affronter les défis de la vie, en établissant et nourrissant un lien affectif avec leurs petits enfants.
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Conclusion

On peut donc dire que la famille contemporaine, loin d’être en voie de disparition, se manifeste selon une diversité tellement considérable qu’elle peut dérouter ceux qui s’attachent à une forme donnée de l’organisation familiale. La diversité des structures familiales, jointe à l’égalitarisme croissant dans les relations hommes-femmes, un phénomène relativement nouveau dans notre société, créent des défis importants qui en appellent à notre initiative créatrice.

Annexe

Le changement de régime familial, du patriarcal à l’égalitaire, entraîne des tensions majeures à l’intérieur même des individus, hommes et femmes, dans leurs relations en tant que partenaires de couples et en tant que parents. Il comporte des pertes et des gains …
– au niveau de l’identité personnelle;
– au niveau des modalités des relations amoureuses: sexe, Éros, altruisme;
– au niveau des relations parentales.

De ce point de vue le tableau qui suit compare les rôles familiaux adultes dans la société patriarcale et dans la société égalitaire.

Rôles familiaux adultes
Sociétés patriarcales Rôles Sociétés matriarcales
H F H F
++ + Partenaire sexuel(le) + +
+- ++ Support affectif + +
+ + Géniteur(trice) + +
+ ++ Éducateur(trice) + +
++ + Autorité disciplinaire + +
+ ++ Gestionnaire domestique + +
++ + Représentant(e) + +

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 Pierre Gauthier, Ph.D., psychothérapeute et formateur                                                                      Tél.: 514-288-3216; pgauthier32@videotron.ca


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